vendredi 20 juillet 2007

Jouer aux dames...Etre intelligent?

L'ordinateur imbattable au jeu de dames, une percée en intelligence artificielle
Par Jean-Louis SANTINI AFP

WASHINGTON (AFP) - Après plus de 18 ans d'efforts, des scientifiques canadiens sont parvenus à programmer la totalité des 500 milliards de milliards de combinaisons possibles du jeu de dames, réalisant une avancée jugée importante en intelligence artificielle.
Ce logiciel impossible à battre aux dames, baptisé Chinook, a été conçu par le détenteur de la chaire de sciences informatiques à l'université d'Alberta (Canada), Jonathan Schaeffer, avec une équipe d'informaticiens de cet établissement.
Cette percée fait l'objet d'une étude publiée jeudi dans la revue américaine Science datée du 20 juillet.
Achevé fin avril, Chinook permet de jouer jusqu'à une impasse si son opposant joue parfaitement mais sans jamais pouvoir être battu, explique ce chercheur. "C'est une véritable avancée dans le domaine de l'intelligence artificielle", selon Jaap van den Herik, éditeur de la revue de référence "International Computer Games Journal".
"Nous avons monté la barre de plusieurs échelons dans ce qu'il est possible de faire en matière de technologie informatique et d'intelligence artificielle", a estimé Jonathan Schaeffer.
"Piètre joueur de dames" de son propre aveu, ce scientifique a expliqué avoir créé Chinook pour exploiter les capacités actuelles de traitement et de mémoire des ordinateurs mais aussi pour déterminer le meilleur moyen d'incorporer les principes de l'intelligence artificielle pour jouer aux dames.
Il a recouru à l'expérience des meilleurs joueurs mondiaux pour élaborer ce programme.
Quelque 50 ordinateurs ont été mobilisés en moyenne quotidiennement depuis 1989 pour cette recherche avec dans les moments d'activité maximum plus de 200 ordinateurs fonctionnant à plein régime, précise ce chercheur.
"Nous avons poussé les connaissances actuelles dans l'application de l'intelligence artificielle aux limites extrêmes en remplaçant les connaissances humaines empiriques par des données mathématiques", a précisé Jonathan Schaeffer.
Cet informaticien avait lancé le projet Chinook avec le but initial de gagner le championnat du monde de dames.
En 1990, il a obtenu le droit d'y participer. En 1992, Chinook a perdu en finale mais a gagné en 1994 devenant le premier logiciel à remporter un titre mondial dans tous les jeux objet d'une compétition. Cette victoire sans précédent est inscrite dans le livre Guinness Book des records.
Chinook est resté invaincu au championnat du monde jusqu'à sa mise "à la retraite" en 1997.
Mais Jonanthan Schaeffer souhaitait mettre au point un programme absolument imbattable et s'est remis au travail en 2001 pour atteindre cet objectif, considérant que les capacités des nouveaux ordinateurs s'étaient considérablement accrues.
"Percer toutes les combinaisons du jeu de dames a été mon obsession pendant près de vingt ans et il est très satisfaisant d'y parvenir", a relevé l'informaticien.
Il n'est pas encore question de s'attaquer à toutes les combinaisons du jeu d'échecs dont le nombre astronomique occuperait les ordinateurs d'aujourd'hui les plus puissants pendant plusieurs siècles, selon les scientifiques.
Il existe des programmes spécialisés aux échecs dont le premier est "Deep Blue" qu'a affronté le champion du monde du moment, Garry Kasparov, en 1996. Ce dernier a triomphé, mais pour perdre une année plus tard contre le successeur de Deep Blue, Deeper Blue.
Le poker est la dernière passion de Jonathan Schaeffer. Avec son logiciel de jeu Polaris, il devait affronter deux joueurs professionnels les 24 et 25 juillet à Vancouver (Canada) lors de la conférence annuelle de l'organisation pour la promotion de l'intelligence articielle.
Woooow, je suis admiratif de tant de temps passe sur un jeu de dames.
J'emets quand meme quelques reserves. En effet contrairement aux echecs, les mouvements pour les pieces sont toujours predefinis. A chaque mouvement on a que le choix entre droite, gauche et eventuellement repeter cette action si on peut sauter plusieurs pions. Quand on a une dame la difference est que on ne prend plus seulement en compte la case adjacente mais toutes celles des 2 diagonales de la dame. A chaque debut de main les mouvements sont donc assez limites, de par le systeme de prises mais aussi par le nombre de pieces/cases...
Aux echecs, si on exclu le deplacement des pions, toutes les pieces complexes ont un grand pannel de deplacements possibles, la plupart du temps dans 4 directions minimum. On se souviendra que Deep Blue d'IBM avait ete vaincu en son temps par Kasparov.
Je ne suis pas sur que developper un systeme qui ne perd pas soit une si grande avancee dans l'IA car qu'est l'intelligence sans la reflexion?

En fait tout ca me rappelle l'IA dans les jeux videos: l'IA a nettement progresse mais il y a toujours une grande impression de scriptage des actions.
Je souris aussi en me souvenant des mes cours d'IA. A l'epoque on travaillait sur un bot pour un jeu de Reversi.
C'etait tres interessant et la cle de complexite etait le nombre de couches de neurones que la machine pouvait supporter. En effet plus il y avait de couches et plus le resultat etait precis...mais aussi long ;)
J'imagine a peine les betes de courses sur lesquelles ils doivent s'amuser aujourd'hui
Enfin tout ca ne repond pas a la question essentielle: A quand l'ordinateur qui ne perd pas a la bataille corse?

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